Mardi 29 mai 2007

Avant toutes choses, désolé pour le ralentissement sensible du rythme de ce blog. Une critique est quelque chose qui réclame un certain investissement de temps et de réflexion, toutes choses qui me sont particulièrement difficiles en ce moment. Pour me faire pardonner, un petit billet à la limite du hors-sujet par rapport à la ligne éditoriale que je m'étais établie (deuxième séance d'excuses pour ceux qui s'attendaient à une critique, donc).

Ambiance mal définie, trouble, floue. Brume délétère et épaisse, à moins qu'il ne s'agisse d'une sorte de smog. Ville (ou quartier) à l'abandon, maisons lépreuses à moitié en ruine, magasins vides aux vitrines aveugles, sauf un. Le magasin de mes rêves, celui qui contient tous les livres que j'ai toujours rêvé de lire, tous les livres que j'ai aimés et que je brûle de relire, tous les livres que je ne lirai jamais et qui me manqueront éternellement. Mais ce n'est qu'un leurre destiné à me détourner de ma mission : si j'entre dans ce magasin avec mes compagnons, j'y resterai à jamais, ne laissant qu'un squelette pourrissant et couvert de toiles d'araignées entre deux étagères. Car j'ai une mission. Je dois abattre un grand méchant, sans savoir de qui il s'agit, à quoi il ressemble, ni la nature et les raisons de ses agissements.

Images violentes d'autobus et de tramways traversant à tombeau ouvert la ville fantôme, fendant la brume de leurs phares. Ils sont pleins de personnes qui ne savent pas non plus où elles vont. Ce sont des gens que je connais. C'est pour eux que je dois accomplir ma mission.

Et le plus étrange : une petite voix insistante et décalée, comme issue d'un plan de compréhension supérieur, me dit que je me trouve en fait dans La Forteresse du Cauchemar, un Défis Fantastiques que j'ai chroniqué il n'y a pas longtemps ici même. Le fait que rien, dans ce que je viens de décrire, ne puisse rappeler de près ou de loin ce DF, ce dont vous avez déjà dû vous rendre compte si vous suivez avec assiduité ce blog, n'a pas l'air de franchement gêner la petite voix, même si elle s'en rend compte d'une façon indéfinissable.

C'est vers ce moment-là que je me suis réveillé, en sueur et complètement entortillé dans les couvertures, comme à mon habitude. Il était environ deux heures du matin.

Par Meneldur - Publié dans : Fourre-tout
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